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Oubliez Chaturbate, ces cam-girls coréennes préfèrent s’en mettre plein la panse

Manger des heures durant devant sa webcam, c’est le quotidien des stars du foodporn en Corée du Sud.

(Capture d’écran YouTube 슈기님)

Certains disent que regarder quelqu’un manger les aide à oublier la solitude de leur dîner, d’autres y voient clairement un stimulus sexuel. Ce qui est certain, c’est que le public de ces shows de dégustation de bouffe n’a rien à voir avec celui de nos chers youtubeurs français friands de dégustations. Manger des quantités astronomiques devant sa webcam en se faisant rétribuer par les viewers s’appelle le mukbang ou meok-bang, et comme les vidéos type ASMR, les spectateurs sont capables de passer des heures à chatter et rémunérer les stars de la discipline.

Avec une connexion Internet rapide et bien plus performante que chez nous, les Sud-Coréens ont toujours eu de l’avance sur les tendances les plus cheloues. Alors manger des milliers de calories des heures durant devant un public ébahi n’est pas plus étonnant chez eux que de regarder des lives Twitch de jeux vidéo. Bien installées devant leurs ordis, ces cam-girls version food ont un rituel précis et dévorent des milliers de calories entre deux pauses kawaii.

Surfer sur la solitude

Diffusés en direct le plus souvent sur AfreecaTV, une plateforme de streaming populaire en Corée du Sud, les repas gargantuesques des stars du mukbank peuvent rassembler des dizaines de milliers de spectateurs. En rentrant du boulot, les Coréens, souvent seuls, se retrouvent sur ces streams pour interagir avec ces jolies filles et jolis garçons capables d’engloutir plusieurs milliers de calories en une seule session vidéo. Les stars du milieu avouent gagner jusqu’à 3 fois un salaire de cadre coréen en s’adonnant à ces orgies de fast-food.

Bruit de mastication, de cuisson, d’emballages qui se déchirent, les streameurs jouent sur les codes de l’ASMR (pour "autonom sensory meridian response"), ces stimuli capables de relaxer ou donner du plaisir à son auditeur. Mais si certains y voient le moyen de ne pas manger seul et de se détendre, d’autres peuvent y trouver une source d’excitation sexuelle. Capables de manger des quantités astronomiques de bouffe, ces streameurs ont pourtant tous un point commun : un physique plus qu’avantageux. Il y a fort à parier que les spectateurs seraient moins nombreux pour regarder ces shows si les filles et les garçons n’étaient pas apprêtés avec une plastique répondant aux canons de la mode actuelle.