On est passé sur l’Instagram de Salt Bae et on lui conseille de prendre des vacances en Lozère

Un an et demi après son salage de viande, Salt Bae est en roue libre.

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En janvier 2017, naissait Salt Bae, alias Nusret Gökçe. À l’époque, le boucher turc beau gosse devenait le premier mème de l’année, avec un mouvement signature imparable pour le salage de côte de bœuf. Tel un bon vieux Skyblog de citations ou un mec dabant dans un clip de rap en 2018, notre boucher restaurateur star d’Instagram est resté bloqué dans son personnage, et c’est même pire aujourd’hui.

C’est par-dessus l’épaule qu’il fallait jeter le sel

Si le buzz Internet lui a permis d’ouvrir de nouveaux restaurants, notamment en Amérique du Nord, le roi du découpage de steaks volants à travers la cuisine est resté dans le show version feu d’artifice plutôt que dans la cuisine de qualité. Je n’ai rien contre le folklore, les aventures du Net déconneuses et les rock stars, bien au contraire, mais de vidéo en vidéo sur son compte Instagram, et si l’on en croit les improbables commentaires sur ses restaurants, il est temps que Salt Bae prenne un peu de temps pour se mettre au yoga.

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Qu’il écoute assis, lunettes de soleil fixées sur le nez, une musicienne jouant le thème du Parrain au violon, ou qu’il se mette en scène dans sa dernière vidéo en découpant de la viande, avant de l’accrocher à une corde et de la faire cuire en la faisant tournoyer dans le beurre grâce à ladite corde, Salt Bae n’a plus le temps pour l’amour, alors qu’on sait qu’au fond de lui bat un cœur de lover.

Des vacances en Lozère et ça ira mieux

Si l’on compare l’Instagram de Salt Bae à une sorte de page pornographique de la cuisine, le contrat est sans doute rempli. Mais aujourd’hui, à l’heure où manger du bœuf doit être pensé et mesuré, il serait grand temps, même à sa seule échelle, qu’il arrête de donner des grandes claques sur ses filets, maltraitant le tout d’un coup de couteau tournoyant.

On a donc une proposition pour Salt Bae : une petite semaine de vacances végétariennes au fond de la Lozère. On lui trouvera même une petite maison avec piscine, on ira cueillir ce que la nature nous donne, sans la violenter, on ira échanger des souches de kombucha au village voisin et on apprendra à faire du fromage de brebis. Allez Salty, deviens un bon gars, le monde de la cuisine en a grand besoin.

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