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On a rencontré des producteurs de kiwis du Sud-Ouest de la France

Club Sandwich est parti à la rencontre de Maryse et Bernard Garat, producteurs de kiwis verts et jaunes à Sames dans le Sud-Ouest de la France.

© Cen Photographie

Mercredi 11 octobre, 27 degrés, Maryse et Bernard Garat sont en pleine cueillette du kiwi jaune Zespri SunGold. Contrairement à ce que tout le monde pense, les kiwis ne poussent pas uniquement en Nouvelle-Zélande dont ils sont originaires. L’arbre à kiwis appelé Actinidia est implanté depuis plus de cinquante ans dans la vallée de l’Adour, dans le Sud-Ouest. Sa terre riche et fertile en fait un terrain idéal et propice à la production de kiwis. On dit même que c’est un fruit social quand on sait que le kiwi fait vivre toute la région dont l’économie et la production de maïs et de canard souffrent depuis plusieurs années.

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Cela fait quelque temps que les kiwiculteurs préparent l’arrivée sur le marché du kiwi SunGold, fruit du travail de recherche et de développement de la société Zespri, leader global du marché qui produit 30 % des volumes mondiaux.

Jaune à la peau lisse, plus doux et sucré que son cousin vert, le kiwi Zespri SunGold contient plus de vitamine C qu’un verre de jus d’orange. Bref, c’est le nouveau poulain de l’industrie kiwicole. Pour en apprendre plus, Club Sandwich a visité une exploitation du Sud-Ouest pendant la récolte et a interviewé ses kiwiculteurs.

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Club Sandwich : Depuis combien de temps travaillez-vous dans la culture de kiwis ?

Maryse Garat : Nous avons planté nos premiers kiwis en 1981. Nous avons cultivé uniquement du kiwi vert connu sous le nom d’Hayward jusqu’à ce que Zespri nous propose du kiwi jaune, le SunGold. Nous avons greffé du kiwi jaune sur un pied de kiwi vert. Des branches ont poussé que nous avons fait reposer sur des charpentières de manière à former l’arbre. Le kiwi est une liane, elle a besoin d’être guidée. Seuls les arbres femelles produisent des fruits.

"Nous travaillons toute l’année pour préparer les meilleures récoltes possible."

Quelle est la taille de votre exploitation et le volume de votre production ?

L’exploitation fait 9,5 hectares de vergers de kiwis jaunes et verts. Aujourd’hui nous avons plus de verts mais nous aimerions produire à terme plus de kiwis jaunes. Je pense que c’est un fruit qui va avoir beaucoup de succès. Nous avons planté nos kiwis jaunes en 2012 et nous venons d’avoir notre première grosse récolte cette année avec 41 tonnes de kiwis jaunes. On est très contents, car on a une belle récolte et de jolis fruits.

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Comment se déroule la récolte ?

Pour récolter le kiwi jaune, on travaille avec une équipe de douze personnes pendant au moins trois jours. Pour le kiwi vert, on est quatre équipes de cinq personnes à travailler pendant une semaine dans les vergers. On utilise des picking bags spécialement conçus pour la récolte des kiwis. Lorsqu’il est plein, on déplie la jupe et on dépose délicatement les kiwis dans des palox en bois.

"Le kiwi est une liane, elle a besoin d’être guidée."

Combien mois de travail représente un kiwi ?

Nous travaillons toute l’année pour préparer les meilleures récoltes possible. Une fois que la récolte est terminée et que les feuilles sont tombées, on taille toutes les branches. On ne garde que les branches qui ont poussé dans l’année, car ce sont uniquement celles-ci qui donneront des fruits l’année prochaine. Chaque branche vit le temps d’une saison et ne produit des fruits qu’une seule fois.

C’est un cycle de préparation et de production perpétuel ?

Oui, ça ne s’arrête jamais. Ensuite, on accroche ces branches qui sont très précieuses entre elles pour les maintenir et les préserver des intempéries (vent, grêle…). Les arbres à kiwis sont protégés sous des filets paragrêle jusqu’à la récolte pour protéger les fruits des dégâts que peut provoquer la grêle. Une fois l’hiver passé, on déplie et fixe les branches à intervalle régulier pour qu’elles ne se gênent pas entre elles. La plante préfère avoir de l’air et de la lumière.

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"Chaque branche vit le temps d’une saison et ne produit des fruits qu’une seule fois."

Qu’est-ce qui est le plus pénible dans la production de kiwis ?

Je dirais l’éclaircissage, car c’est fastidieux, ça représente 400 heures de travail. Au printemps, il y a plein de bourgeons qui se forment sur les branchettes. On doit passer une première fois pour enlever un bourgeon sur deux et ne pas trop charger la branche. On se limite à deux ou trois fruits par branchette pour qu’ils soient beaux et gros et pour ne pas que l’arbre souffre. Enfin, on met des abeilles et des bourdons pour accélérer la pollinisation. Ensuite les pétales des fleurs tombent et le fruit se forme.

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