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© Brigitte Tohm/Unsplash

Les baristas italiens attendent de pied ferme l'arrivée prochaine de Starbucks

Starbucks s'apprête à s'implanter pour la première fois en Italie et la nouvelle n'impressionne aucunement les baristas locaux.

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Pour son arrivée prochaine au pays de l'espresso, prévue en 2018, Starbucks a mis les petits plats dans les grands. Les Italiens ayant la réputation d'être de fins consommateurs de café, mieux vaut ne pas risquer de les irriter. C'est donc un établissement unique que la franchise américaine installera au Palazzo delle Poste de Milan, un bâtiment historique de l'autre capitale de la mode. Les grains de café seront torréfiés sur place, où les clients auront tout le loisir d'observer l'intégralité du processus qui les transforme en ce nectar noir qui ravive nos matinées. Sans parler des boissons exclusives proposées à la carte.

Une nouvelle implantation sous forme de retour aux sources

À bas les frappucinos fadasses et les fautes dans les prénoms : l'Italie, c'est du sérieux. Une trentaine d'années plus tôt, c'est là que la chaîne puisait son inspiration pour ses quelque 25 000 salons à travers le monde. Quand il y a mis les pieds pour la première fois en 1983, Howard Schultz, l'actuel PDG du groupe américain, a été convaincu que le modèle des bars transalpins était celui à adopter pour Starbucks. Et si la franchise a attendu autant de temps avant de s'implanter dans la Botte, ce ne serait que par "respect pour les Italiens, leur culture et le riche héritage qu'ils ont concernant l'art du café", selon les propos tenus par son porte-parole à NPR.

Starbucks aurait-il du souci à se faire ?

Le temps du profond respect est révolu, maintenant, place au business. Les 149 300 cafés italiens vont devoir faire face à la concurrence d'un géant de l'industrie, présent dans plus de 50 pays. Mais à entendre les baristas locaux, Starbucks n'a pas l'ombre d'une chance en Italie. "Honnêtement, j’ai plus de craintes vis-à-vis des autres bars italiens de mon quartier que vis-à-vis du café dilué de Starbucks", confie par exemple Cristian Marone, qui gère un bar situé à deux pas du Palazzo delle Poste.

Outre la qualité des produits de la franchise, les prix pratiqués pourraient être rédhibitoires pour l'exigeante clientèle italienne. Dans les cafés de la région, on débourse 3 euros pour un cappuccino et une pâtisserie. Avec cette somme, on ne peut même pas se payer un Grande Cappucino chez Starbucks. Difficile donc d'imaginer les Transalpins délaisser une offre déjà riche pour les salons américains. Et si, pour une fois, c'était les petits qui mangeaient le gros ? L'Italie est plutôt coutumière du fait, McDo s'y étant déjà cassé les dents, après avoir tenté d'ouvrir un restaurant sur une place historique de Florence.