Brexit : les producteurs irlandais songent à passer du cheddar à la mozza

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne pourrait avoir des conséquences fromagères.

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Les effets du Brexit ont été analysés de long en large. Mais celui-là, on ne l’avait pas vu venir. Le Brexit transformerait le cheddar irlandais en mozzarella. En voilà une mauvaise nouvelle pour les amateurs de grilled cheese. En effet, les producteurs d’Irlande se demandent de plus en plus s’ils ne passeraient pas à un produit plus vendeur dans le reste de l’Union européenne, selon Politico.

Quelle idée, pensez-vous sûrement. En fait, cette idée de substitution répond plutôt à une logique économique. L’Irlande (du Sud) qui reste, elle, dans l’UE, produit un tiers du cheddar vendu au Royaume-Uni. Le pays exporte 78 000 tonnes de cheddar en Angleterre, au pays de Galles et en Écosse chaque année. Bref, les Britanniques sont très friands de cheddar irlandais. Le problème, c’est qu’avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les termes de ces tractations fromagères ne seront plus les mêmes.

En sortant du marché commun, le Royaume-Uni rend les échanges plus coûteux. Ainsi, le cheddar pourrait être taxé à 167,10 euros pour 100 kg. Plusieurs dirigeants de l’industrie des produits laitiers ainsi que des diplomates de l’Union européenne suggèrent donc qu’il faudrait produire de la mozzarella à la place. Mais il y a fort à parier que ce produit s’apparentera davantage à de la mozza pour pizza surgelée qu’à de la bonne burrata.