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Les Français mangeraient de plus en plus mal, selon ces nouveaux chiffres

Selon une nouvelle étude, l’assiette des Français contient toujours plus de produits transformés, de compléments alimentaires, trop de sel et pas assez de fibres.

(© ufunk/Pinterest)

(© Ufunk/Pinterest)

Tous les sept ans, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) fait le bilan de l’hygiène alimentaire des Français. Selon le dernier rapport daté du mercredi 12 juillet, nos assiettes contiendraient une grande part d’aliments transformés, un peu trop de sel, des apports en fibres trop faibles et de plus en plus de compléments alimentaires.

En outre, nous serions aussi trop sédentaires, ce qui favoriserait l’obésité. Des résultats qui fluctuent selon le sexe, l’âge, le niveau d’étude ou encore la région, ce qui confirme que la nutrition est un véritable marqueur social.

Mauvaises habitudes alimentaires

Selon ce nouveau rapport, notre assiette accueille de plus en plus d’aliments industriels et transformés comme des sandwichs, des pizzas, des jus de fruits et de légumes, des pâtisseries, des compotes ou encore des glaces.

Nos apports en sel seraient légèrement supérieurs aux recommandations officielles, tandis que nos apports en fibres contenues dans les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers se situent bien en dessous des recommandations.

En parallèle, le nombre de consommateurs de compléments alimentaires (vitamines, minéraux, plantes) a fortement augmenté, tant chez les enfants que chez les adultes, alors qu’ils ne sont pas nécessaires chez des sujets en bonne santé ayant une alimentation équilibrée.

Sédentarité et inégalités sociales

Plus inquiétant encore selon l’étude, la question de la sédentarité des Français. Ainsi, le temps moyen passé quotidiennement devant un écran hors temps de travail a augmenté de 20 minutes chez les enfants et de 1 h 20 chez les adultes. En résulte un niveau d’activité physique proportionnellement inadapté : en 2014-2015, 13 % des enfants et adolescents et 34 % des adultes étaient en surpoids, quand respectivement 4 % et 17 % étaient obèses.

Des disparités de comportements qui varient en fonction de l’âge, du sexe, du niveau d’étude ou encore de la région. Ainsi, les seniors (de 65 à 79 ans) consomment plus d’aliments faits maison, les individus ayant un niveau d’étude supérieur ou égal à bac +4 achètent davantage de fruits et deux fois moins de sodas que ceux qui se sont arrêtés au secondaire.

"Cette étude confirme que la nutrition est un grand marqueur social. Ces inégalités ont tendance à s’accroître : les populations défavorisées améliorent leur état nutritionnel mais beaucoup moins vite et moins nettement que celles favorisées", juge Serge Hercberg pour Le Monde.

Ce spécialiste de la nutrition, à l’origine des nouveaux logos nutritionnels Nutri-score destinés à lutter contre la malbouffe, préconise en outre de responsabiliser les individus. Ce qui passe par une politique de santé publique plus ambitieuse qu’elle ne l’est actuellement.