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Dans le New Jersey, cette ferme urbaine indoor propose des produits frais et locaux toute l’année

Aux États-Unis, la ferme Bowery produit cent fois plus de nourriture qu’une ferme classique, avec 95 % moins d’eau, sans soleil ni pesticides. 

(©Bowery)

© Bowery

Pour répondre aux enjeux alimentaires et environnementaux du XXIe siècle, l’agriculture indoor (comprendre en intérieur et hors sol) se développe doucement. Il s’agit de produire plus (en quantité sans sacrifier la fraîcheur) avec moins (d’espace, de pesticides, de soleil et d’eau). Ce qui permet de faire pousser des salades, choux kales et herbes à n’importe quelle période de l’année grâce à un éclairage en LED basse consommation, dans un périmètre restreint. Le lieu de production étant situé à proximité de la ville, le temps de transport des marchandises se voit donc considérablement raccourci, limitant par là même les émissions de CO2. Dans une vidéo publiée par NowThis (voir ci-dessous), Irvin Fain, le fondateur de la ferme Bowery, explique :

"70 % de l’eau part dans l’agriculture aujourd’hui et, rien qu’aux États-Unis, nous utilisons plus de 300 000 tonnes de pesticides chaque année. Parallèlement, il faut prendre en considération que nous serons entre 9 et 10 milliards d’habitants sur la planète en 2050. Et en même temps que ces changements vont se produire, entre 70 % et 80 % d’entre nous vivront autour des villes."

Lorsqu’il lance son concept il y a deux ans, il fait un peu figure d’exception, mais aujourd’hui, il peut se targuer d’approvisionner une bonne partie des établissements de la région aux alentours.

L’agriculture du futur

Irvin Fain se pose alors la question suivante : "Comment approvisionner les environnements urbains en nourriture fraîche?" et développe Bowery avec des scientifiques agricoles afin d’optimiser la croissance de chaque graine. En parallèle, des ordinateurs récoltent des centaines de milliers de données en temps réel sur la santé et le développement des plantes, y compris leur goût. Une sorte de pilotage numérique qui permet de maximiser le rendement de chaque fruit et légume produit dans la ferme. Une technologie qui n’oublie pas de reproduire au plus près les caractéristiques d’un écosystème nutritif et sain.

Ce type de solution est un exemple de ce que pourrait donner notre agriculture dans un futur proche où le bio et le local seraient naturellement accessibles à tous, à prix compétitif, tout en préservant la planète. Un système qui fait complètement écho aux enjeux actuels en croisant alimentation saine et défis environnementaux. Aussi, les exploitations en intérieur se développent de plus en plus. Le Japon a construit en 2014 la plus grande ferme de ce type au monde, Shigeharu Shimamura, qui produit cent fois plus que selon les méthodes traditionnelles avec 40 % moins d’énergie, 80 % moins de déchets alimentaires et 99 % moins d’eau qu’un terrain extérieur. En France, la start-up Ful basée à Lyon a ouvert le premier concept similaire en France en 2016.