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Les végans auraient plus de chance d’être touchés par une dépression nerveuse

Des troubles de l’humeur pourraient être dus aux carences et au manque d’informations nutritionnelles.

© Ja Ma/Unsplash

Stupeur chez les végans : les avantages présumés du régime végétalien ne s’étendraient pas forcément à la santé mentale. En effet, les apports diminués d’éléments nutritifs présents dans la viande entraîneraient de fâcheuses conséquences pour le bien-être mental.

D’après une étude publiée par le Journal of Public Disorders, il existerait bien une relation étroite entre le véganisme et la déprime. Les personnes qui adoptent un régime alimentaire exclusivement végétal seraient en effet davantage sujettes aux troubles de l’humeur et auraient plus de chance de faire face à la dépression.

Une tendance qui serait due à une carence en vitamine B12, en partie régulatrice de l’humeur. Les végans, qui consomment uniquement des végétaux, sont privés de cet apport en vitamine, contenu seulement dans les produits d’origine animale. Même chose pour les acides gras essentiels (omégas-3), bons pour le moral, et très présents dans les poissons gras. À l’inverse, les végétaliens compensent régulièrement ces carences par un excès d’oméga-6, que l’on retrouve notamment dans les noix, et une consommation élevée de légumineuses, légumes et soja, riches en phyto-œstrogènes.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs de l’université de Bristol se sont intéressés à 10 000 hommes adultes, dont 311 végétariens et 39 végans. Leurs travaux ont montré que 7 % des végétariens et 50 % des végans souffraient d’une carence en vitamine B12. Si l’étude est à prendre avec des pincettes, n’ayant été conduite que sur un petit échantillon uniquement masculin et ne prenant pas en compte d’autres variables comme les antécédents familiaux, la structure familiale, etc., elle sonne comme une alerte contre le manque d’informations nutritionnelles. Il existe cependant des moyens pour compenser les manques de vitamines et de nutriments, comme des compléments alimentaires en gélules. Alors, oui, il est important, et même nécessaire, de réguler sa consommation de viande, mais il faut également veiller à gérer son alimentation et ses apports nutritionnels. Aujourd’hui, selon une étude CHD Expert, 5 % des Français se disent végétariens et seulement 2 % végans.