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Un cycliste du Tour de France, ça mange quoi ?

Manger en roulant, pisser en roulant, dormir en roulant… Une vie rapide, à 8 000 calories par jour, au pays des cyclistes professionnels.

(© Flickr/Georges Ménager)

(© Flickr/Georges Ménager)

Tenir vingt-et-une étapes de plusieurs centaines de kilomètres en trois semaines, c’est le pari des cyclistes professionnels qui se sont lancés dans le Tour de France. Pédaler six heures par jour, croiser Gérard Holtz tous les soirs et grimper des cols hors catégorie sous 40 °C, la vie de roi de la pédale n’est pas des plus simples. Et pas moyen de compenser en se goinfrant de bonbons : le régime aussi est contraignant.

8 000 calories par jour

Chaque matin, le cycliste louche sur les viennoiseries de l’hôtel Ibis dans lequel il a séjourné avec le reste de son équipe. Pas de pain au chocolat ou de croissant pour lui, la digestion de ces classiques du petit-déjeuner n’est pas compatible avec le système digestif de notre champion, il ne serait pas question de rater une échappée à cause d’un estomac un peu lourd.

Le matin, environ trois heures avant le départ de la course, c’est céréales, fruits et sucres lents, de quoi stocker un maximum d’énergie avant d’avaler les kilomètres. Une heure et demie avant le départ, les cyclistes s’hydratent et s’envoient quelques barres de céréales dans le bus qui les emmène à la ligne de départ. C’est aussi le moment de la concentration et des blagues potaches.

Easy rider

giphy

"Rider, c’est pas facile", chantait le rappeur du Val-de-Marne, Aelpéacha. Avec les consignes du directeur de course dans l’oreillette plutôt que des classiques du rap français, chaque cycliste doit, six heures durant, gérer sa course. Pour se restaurer, les coureurs peuvent compter sur plusieurs ravitaillements au long du parcours. Encore faut-il réussir à l’attraper. Vous me direz qu’un cycliste pro sait faire du vélo sans les mains, mais tout de même, la chute n’est jamais loin.

Dans ces petites besaces, pas de saucisson Cochonou ou de petites gourdasses d’anisette comme pour les spectateurs, mais plutôt des boosters d’énergie pour tenir les coups durs du parcours. Au menu, on trouve principalement des gels caféinés, des barres énergétiques et des boissons chargées en électrolytes. De quoi éviter les fringales, ne pas perdre de temps et se donner un coup de fouet avant les difficultés de chaque étape, comme les sprints ou les ascensions.

Plein les pâtes

Une fois la ligne d’arrivée passée, chaque équipe a son petit rituel post-épreuve. Outre les interviews, podiums et transferts de villes en villes, chaque soirée du Tour est rythmée de la même façon pour les coureurs. Massages, jus protéinés, barres de céréales, puis un vrai dîner très souvent à base de pâtes.

Selon Cycling Weekly, les chefs de chaque équipe proposent aujourd’hui des repas beaucoup plus travaillés qu’il y a quelques années, où les assiettes de pâtes trop cuites étaient le quotidien des coureurs. Pour le dessert, des fruits, quelques laitages et – vous l’aurez deviné – des barres de céréales. Petite partie de FIFA (même les cyclistes ne jouent pas à Tour de France sur console), une dernière collation riche en glucides, et c’est l’heure du dodo : demain, y a vélo.