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Du petit potager aux hypermarchés : la formidable histoire du bio

On en parle tellement qu’on ne sait plus vraiment de quoi il s’agit. Manger bio, qu’est-ce que cela veut réellement dire ?

L’agriculture biologique ne manque pas d’atouts : elle encourage la préservation des ressources naturelles et améliore sensiblement la qualité des produits que nous consommons. Dès demain, le bio français doit franchir une nouvelle étape, celle de sa conversion à grande échelle. Un défi à notre portée !

Mais manger bio, est-ce un concept marketing ou une véritable avancée au niveau de l’agriculture ? Ces questions sont légitimes : le concept de l’agriculture biologique a poussé dans nos assiettes il y a peu de temps, finalement…

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Le bio français, c’est quoi ?

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En France, la reconnaissance de l’agriculture biologique intervient en juillet 1980. Cinq ans plus tard, le logo AB (Agriculture Biologique) apparaît sur tous les aliments respectant un cahier des charges rigoureux. Et aujourd’hui ? L’agriculture bio a pris une place centrale. Selon l’Agence Bio, la France compte à elle seule 36 700 exploitations en production bio, soit 3 fois plus qu’en 2002 ! La progression est fulgurante : nous achetons 2 fois plus de produits bio qu’il y a 4 ans. Et ce n’est que le début…

Nouvelle mode ou nouvelle norme ?

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Le monde a changé. Après avoir laissé faire tout et n’importe quoi – à commencer par l’utilisation massive de pesticides –, le monde agricole a repris ses esprits. L’agriculture bio n’est pas une tendance hype ou un simple effet de mode. Mais une manière responsable de produire et de consommer les produits alimentaires du quotidien, des fruits aux légumes en passant par les viandes et les produits laitiers.

Un exemple concret : si vous achetez durant l’été une courgette bio, vous aurez toutes les chances qu’elle soit produite en France et probablement dans une région proche de la vôtre. Le bio français favorise ainsi la mise en place des circuits courts. Et la courgette bio passe plus rapidement du champ à l’assiette, ce qui réduit son empreinte écologique et son coût final ! En règle générale, manger de saison, c’est déjà un pas pour manger bio.

Le bio se généralise

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À force d’être populaire, le bio français fait face à un challenge difficile à relever. Aujourd’hui, 31 % des produits bio consommés dans nos assiettes sont importés d’Espagne, d’Allemagne ou d’Italie, entre autres car seules 5% des surfaces cultivées françaises sont bio. L’enjeu est donc d’accélérer la conversion au bio afin de limiter ces importations. Cela prend un peu de temps : pour passer d’une agriculture traditionnelle à une agriculture bio labellisée, il faut 3 ans ! Il s’agit d’un gros investissement mais, avec le soutien de l’État, des entreprises et des consommateurs, la conversion en vaut vraiment la peine.

Carrefour, pionnier du bio français

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Carrefour et le bio, c’est un engagement durable. La marque Carrefour Bio est née en 1997. En un peu plus de deux décennies, elle est devenue une référence en conciliant : qualité alimentaire pour les consommateurs, soutien à l’agriculture française et fierté de garantir une origine France pour 100 % des fruits et légumes frais, des œufs, du lait, de la viande de bœuf et de la volaille.

Avec l’ONG WWF (Fonds mondial pour la nature), l’entreprise a lancé en 2018 le contrat "Bio développement", un engagement auprès des producteurs qui se convertissent au bio pour une durée de 3 à 5 ans. L’objectif est d’accompagner près de 500 agriculteurs dans leur conversion et leur garantir ainsi une sécurité économique. Les futurs produits bio issus de ces partenariats seront visibles et étiquetés en magasin.

 

Par Carrefour, publié le 20/09/2018

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