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Hands of woman chef preparing fish food

Les bons réflexes pour acheter écoresponsable au rayon poissonnerie 

Raisonnée et raisonnable : ces deux termes accompagnent souvent l’agriculture française. Ils concernent tout autant les produits de la mer.

Au moment d’acheter votre poisson de manière responsable, adoptez dès à présent quelques bonnes méthodes.

Face à l’étal du poissonnier, vous avez peut-être (sûrement) déjà eu quelques doutes. Mais d’où vient ce poisson qui me fait de l’œil ? Est-ce qu’il a bien vécu ? Est-il encore assez fringant pour être accueilli comme il se doit dans mon assiette ? Ces questions sont légitimes et méritent des réponses claires.

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Touche pas à ma saison

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Poisson préparé et remplie d'herbes d'assaisonnement.

(© Arman Zhenikeyev Getty)

Il faut toujours avoir cet élément à l’esprit. Comme les fruits et les légumes ont leur saison, les poissons ont leur cycle de reproduction qu’il faut respecter. Pour préserver la biodiversité des fonds marins, ils doivent se reproduire et grandir sans être dérangés. Mais comment connaître les bonnes périodes pour consommer les produits de la mer ? Il suffit de se référer aux recommandations de Ethic Océan réalisées au gré des saisons. En cette fin d’automne, par exemple, place à la barbue, à la dorade grise, au merlan ou au saint-pierre.

Label, un vrai

Depuis plus de dix ans, deux organisations indépendantes dénommées MSC (Marine Stewardship Council) et ASC (Aquaculture Stewardship Council) ont créé leur label. Ils garantissent des poissons issus d’une gestion respectueuse de l’environnement marin et la sauvegarde des espèces. MSC se concentre sur la pêche des espèces sauvages tandis que l’ASC concerne les poissons issus de l’aquaculture responsable. Ainsi, en un coup d’œil (chaque label a son logo), vous aurez la garantie que votre produit a été pêché sans causer de dégâts environnementaux. À noter également que d’autres labels existent comme le Label rouge ou Agriculture biologique (AB).

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Sauvage ou élevage ?

Stand de poissons.

(© Gary Yeowell Getty)

La surpêche a conduit au développement croissant du secteur aquacole. Près de la moitié des produits de la mer que nous consommons aujourd’hui est issue de l’aquaculture. Est-ce grave, docteur ? Son intensification a eu des effets négatifs : pollution des eaux, rejets de déchets, produits chimiques déversés dans la nature… Heureusement, de nombreuses fermes aquacoles ont mis en place des bonnes pratiques respectueuses de l’environnement. Le label ASC ou Agriculture biologique est la garantie pour le consommateur de déguster un poisson "bien traité". Qu’il soit sauvage ou d’élevage, un seul conseil : adoptez une consommation modérée et de qualité !

Fuis-moi si tu peux !

Le monde marin a également sa liste noire. Selon le WWF (Fonds mondial pour la nature), sur les 600 espèces pêchées dans le monde, environ un tiers sont menacées d’extinction totale à cause d’une surexploitation. Le cabillaud, la morue du Canada, le saumon sauvage de l’Atlantique ou encore le thon rouge, dont le nombre a diminué de 80 % en quelques décennies, sont en grand danger. Pour les protéger, mieux vaut ne pas les consommer.

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Concernant les poissons d’eaux profondes comme le grenadier, le sébaste ou l’empereur, évitez-les tout court ! Pourquoi ? Parce qu’ils risquent d’avoir été attrapés par un chalut de fond qui utilise une technique – un filet en entonnoir qui racle les fonds – dévastatrice pour l’environnement. À l’inverse, privilégiez les poissons non menacés comme le merlan, le maquereau, le lieu noir de l’Atlantique ou encore les coquillages (huîtres) et crustacés (crevettes).

Autres conseils à appliquer

À votre échelle de consommateur, vous pouvez encourager efficacement la pêche responsable en suivant les conseils prodigués ci-dessus. En tant que distributeur, Carrefour agit également pour une pêche et une aquaculture responsables. Précurseur en la matière, l’entreprise a été le premier distributeur français à avoir obtenu les certifications MSC et ASC de ses étals poissonnerie.

Par ailleurs, le distributeur s’emploie à bannir des rayons toutes les espèces menacées et à développer dans le même temps sa propre offre de produits d’aquaculture biologique et ses Filières Qualité Carrefour. D’ici 2020, l’objectif est de proposer un approvisionnement 100 % responsable dans ses rayons surgelés/conserves, et un poisson sur deux en rayon frais. Un beau défi… durable !

François Pasteau est venu nous en parler chez Konbini :

Par Carrefour, publié le 21/12/2018

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