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Aluminium, tartrazine, aspartame : ces substances à risque que l'on retrouve dans son assiette

100 substances suspectées dangereuses pour la santé sont désormais bannies des produits de marque de distributeurs, quels sont les aliments concernés ?

Huile de palme, aspartame, dioxyde de titane… De nombreuses substances, naturelles ou de synthèse, sont utilisées pour enjoliver, mieux conserver ou encore alléger des produits du quotidien tout en étant soupçonnées d’être néfastes pour notre santé. Nous sommes d’ailleurs de plus en plus à essayer de minimiser notre consommation de produits transformés, bourrés de colorants, de conservateurs ou encore d’exhausteurs de goût. De leur côté, les industriels nous accompagnent dans cette quête du "mieux manger", à l’image de Carrefour qui bannit dès aujourd’hui de ses produits 100 substances, certes légales, mais qui font débat. Tour d’horizon de quelques-uns de ces composants à qui on dit ciao.

L’aluminium

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Eau, aliments, ustensiles de cuisine, cosmétiques… L’aluminium est partout. Troisième élément le plus abondant dans notre croûte terrestre, il est présent naturellement dans l’environnement. Mais pas que. De nombreux additifs alimentaires contiennent de l’aluminium. Il sert alors de conservateur dans les charcuteries, de levant dans les gâteaux ou encore de colorant dans les confiseries. Or, on le soupçonne d’accroître le risque de développer des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou certains cancers. Mieux vaut donc en limiter sa consommation !

Le dioxyde de titane (E171)

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Le dioxyde de titane (E171) se cache dans nombre de gourmandises, comme les bonbons, les biscuits, les produits chocolatés ou encore les glaces. Utilisé pour augmenter la blancheur ou la brillance des aliments, cet additif serait possiblement cancérogène. Alerté par l’association Agir pour l’environnement de ses dangers, Carrefour l’a supprimé dès 2017.

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L’aspartame (E951)

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Vous avez tendance à foncer vers les produits allégés ? Pourtant, c’est là que se niche l’aspartame (E951). Faible en calories, cet édulcorant artificiel possède un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du sucre. Parfait pour consommer des sodas, desserts ou chewing-gums sans culpabiliser ! Cependant, il est suspecté de causer des problèmes de santé allant des maux de tête au cancer, surtout s’il est absorbé à hautes doses. Et, bien que toujours autorisé, Carrefour a choisi de le retirer de ses recettes.

La carmoisine ou azorubine (E122)

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Principalement utilisé dans les produits dont les becs sucrés raffolent – biscuits, pâtisseries, desserts instantanés, entremets, flans –, ce colorant apporte une belle couleur rouge, mais il est loin d’être inoffensif. En effet, il pourrait provoquer un syndrome d’hyperactivité chez les enfants, surtout associé à des benzoates, déclencher des crises chez les asthmatiques ou encore provoquer de l’urticaire et de l’eczéma, notamment s’il est combiné à de l’aspirine. Certains pays, dont les États-Unis, l’Autriche, la Norvège, la Suède, le Canada et le Japon, l’ont même carrément interdit !

Le butylhydroxy anisol ou BHA (E320)

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Dans les céréales pour le petit-déj, les barres chocolatées ou encore les potages et bouillons, cet antioxydant est utilisé pour empêcher les aliments de rancir. On accuse cet additif au nom compliqué d’être la cause d’allergies et d’hyperactivité chez l’enfant et d’être possiblement cancérogène.

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La tartrazine

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Dans le sirop de menthe, la moutarde ou encore les préparations de flans, ce colorant de synthèse jaune causerait des allergies et induirait ou aggraverait les troubles de l’attention. Il est de plus en plus remplacé par d’autres colorants comme le rocou ou les carotènes.

 

Ce petit inventaire ne vous dit rien de bon ? Même si la liste est encore longue, ces substances potentiellement nocives trouvent de moins en moins leur place dans les produits transformés. Carrefour, en tout cas, a pris les devants en bannissant 100 substances suspectées dangereuses de la composition des produits de sa marque, dans l’optique de limiter les impacts néfastes sur notre santé.

Pourtant, trouver des substituts qui donneront autant de goût et de couleur à un aliment n’est pas une mince affaire. Dernier exemple en date ? Des bonbons Carrefour dont les colorants ont été remplacés par des couleurs d’origine naturelle comme l’extrait de paprika, le concentré de raisin ou encore le jus de carotte noire. Des bonbons industriels sans additifs douteux ? On n’avait pas vu ça depuis belle lurette !

Par Carrefour, publié le 25/10/2018

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