© Patrick Neckman/Wikimedia Commons

Clap de fin pour Fäviken, le resto étoilé le plus isolé du monde

La table de Magnus Nilsson va baisser le rideau à la fin de l'année.

"J’ai toujours su que Fäviken ne serait pas éternel". C’est en ces termes que Magnus Nilsson a annoncé, au Los Angeles Times, la fin de l’aventure Fäviken, souvent présenté comme le restaurant étoilé le plus isolé du monde. "Mais ce n’est pas vraiment une révolution. Cela arrive à de nombreux restaurants et entreprises et, ce, à peu près partout dans le monde."

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Le 1er avril, le restaurant suédois aux 24 couverts a mis en ligne un calendrier de réservation pour les neuf prochains mois et toutes les places sont parties en seulement quelques heures. Après ces derniers dîners (les "last suppers") qui s’égrèneront jusqu’à la fin de l’année, Fäviken fermera ses portes pour de bon. Pourquoi ? Parce que le moment est venu d’y mettre un terme. "De manière stratégique, ce n’est pas une sage décision", reconnaît-il.

"Mais quelles sont les raisons qui poussent quelqu’un à faire le déplacement pour un restaurant comme Fäviken ? Parce que tu le désires ; parce qu’il est entièrement animé par la passion […] Pour la première fois de ma vie, je me suis réveillé et je ne voulais pas aller au travail."

"Pas une sage décision"

Après deux étoiles au Michelin, des livres de recettes mondialement salués, des apparitions dans Chef’s Table et Mind of a Chef, le chef (et photographe) Magnus Nilsson a décidé de prendre un peu de temps, a-t-il expliqué dans un long post Instagram. "Je vais passer du temps en famille, réfléchir, pêcher, jardiner, écrire, me reposer et m’entretenir à la fois mentalement et physiquement."

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S’il a un temps hésité à transmettre le flambeau de Fäviken à ses collaborateurs et ses talentueux employés, il s’est finalement ravisé. Fäviken était un projet trop personnel, trop intime, trop à son image. Lui-même y voit là une décision "très égoïste", mais sait qu’il est temps de mettre un terme à l’aventure.

Pour le chef et sa famille, la suite ce sera aussi une petite retraite dans un verger de 17 hectares que lui-même et sa femme ont acheté l’an passé, rapporte Grub Street. Au programme : du jardinage, des arbres à planter et beaucoup de choses à apprendre des jardiniers.

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Par Robin Panfili, publié le 10/05/2019

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