Scandale : quand un prof d’Harvard suggère de ne pas manger plus de 6 frites par repas

Les Américains ne sont visiblement pas encore prêts à entendre ses arguments.

© Stefan HOAREAU/Gamma-Rapho via Getty Images

Dans un article publié dans le New York Times, le professeur d’épidémiologie à Harvard, Eric Rimm, n’y est pas allé par quatre chemins. Les frites que l’on vous sert sont "des bombes d’amidon" qu’il serait sage de consommer avec davantage de modération. Sans pour autant les bannir de notre alimentation, Eric Rimm suggère de consommer des portions réduites de frites, à savoir des portions de six frites. Oui, six.

Il appuie son argumentaire sur le fait que les pommes de terre sont bien moins saines (fort indice glycémique) que des légumes verts (particulièrement riches en nutriments, fibres et autres antioxydants). Et ne parlons pas de frites auxquelles on aurait enlevé préalablement la peau avant de les cuire, dit-il.

"Suis-je vraiment un monstre ?"

L’intervention d’Eric Rimm aurait pu, au pire passer inaperçu, au mieux obtenir l’approbation d’internautes soucieux de mieux manger. Mais il n’en a rien été. Au contraire même : sur Twitter et Facebook, de nombreux internautes se sont soulevés contre l’affirmation du professeur, à l’image de l’animatrice télévisée Padma Lakshmi.

"Je n’ai pas le temps pour ce genre de négativité dans ma vie en ce moment."

Face à la polémique, Eric Rimm s’est donc efforcé de réagir dans la presse. Dans un article sobrement titré "'Suis-je vraiment un monstre ?' Le professeur aux six frites s’exprime", il est revenu sur ses déclarations, quelque peu abasourdi par leur retentissement. "Je suggérais juste que des restaurants servent des portions plus réduites de frites pour ceux qui auraient besoin de ressentir le goût de celle-ci, et pas forcément un panier entier pendant leur repas", dit-il.

Par Robin Panfili, publié le 06/12/2018