Un morceau d’écoce de bouleau. (© N. KASHUBA, ET AL./ CC BY-NC-ND 4.0)

Des chercheurs suédois tentent de percer le mystère de chewing-gums vieux de 9 500 ans

Ils étudient ce qui pourrait bien être l’ancêtre de la patafix.

 Trois morceaux d'écorces fossilisés d'environ 30mm d'envergure.

Un morceau d’écorce de bouleau. (© N. KASHUBA, ET AL./ CC BY-NC-ND 4.0)

En Scandinavie, les chewing-gums n’ont pas toujours été utilisés comme un remède à la mauvaise haleine. Dans un article du magazine Atlas Obscura, on apprend aujourd’hui que ces derniers pouvaient avoir, des milliers d’années en arrière, une fonction bien plus terre à terre. À l’université d’Uppsala, en Suède, une équipe de chercheurs, menée par la doctorante Natalija Kashuba, s’est donné pour mission de faire la lumière sur les usages anciens d’étranges gommes à mâcher remontant à l’époque du mésolithique, découvertes en 1980 sur le site archéologique de Huseby Klev.

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Les premiers travaux sur le sujet ont amené les archéologues à penser que les chewing-gums – en réalité des morceaux d’écorce de bouleau mâchés – étaient utilisés, à l’époque, comme des adhésifs permettant de solidifier, réparer ou assembler divers armes et outils. Afin de mieux comprendre l’utilisation de ces gommes à mâcher, grandes de la taille d’un pouce, les chercheurs se sont concentrés sur trois spécimens découverts sur le site archéologique de Huseby Klev sur lesquels de l’ADN humain, provenant probablement de restes de salive, a été conservé durant toutes ces années.

"En comparant les séquences d’ADN aux bibliothèques génétiques d’anciennes populations humaines, les chercheurs ont découvert que les personnes qui avaient mâché ces morceaux d’écorce appartenaient au plus ancien groupe connu de chasseurs-cueilleurs scandinaves", écrit Atlas Obscura.

Mais les conclusions des chercheurs permettent aussi d’en savoir davantage sur la dynamique sociale de ces populations anciennes. On y apprend par exemple que chaque gomme n’était mâchée que par une seule personne – adultes comme enfants – et que les hommes et les femmes ont tous pris part à cette pratique, "donnant un aperçu de la structure sociale de la communauté – la création de ces gros morceaux collants n’appartenant pas à un seul sexe."

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Par Robin Panfili, publié le 17/12/2018

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