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Au Brésil, il existe une église construite à partir de vin

Littéralement.

À l’extrême sud du Brésil, à la frontière avec l’Uruguay, le décor rappellerait presque la Toscane. Avec des vignes à perte de vue, des paysages verdoyants et une trentaine de vignobles qui se partagent les terres, l’État du Rio Grande do Sul est à l’origine de 90 % de la production vinicole du Brésil.

L’importance du raisin dans cette région se fait ressentir jusque dans l’architecture de certains bâtiments, à l’image de la chapelle Nossa Senhora das Neves (Notre-Dame-des-neiges, en français). Au début du XXe siècle, à cause d’une sécheresse dévastatrice, celle-ci a été construite à partir de vin. Littéralement.

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Vin + argile + paille

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L’histoire dit qu’à la fin du XIXe siècle, une vague d’immigration a poussé de nombreux Italiens à s’installer dans la région pour cultiver le raisin et produire du vin, dans la continuité de ce qu’ils faisaient dans leur pays d’origine. Des vignobles ont ainsi vu le jour, ainsi qu’une chapelle. Mais sa construction a rapidement été interrompue, faute d’avoir suffisamment d’eau pour monter et consolider les murs.

"Alors que l’eau se faisait rare, ils bénéficiaient toutefois d’un surplus de vin. Ils ont alors mélangé du vin avec de l’argile et de la paille de blé et ont créé un alliage permettant de maintenir les briques ensemble", explique le magazine Atlas Obscura.

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Peinture de vin et fûts

Mais si la construction a pu s’achever, c’est avant tout grâce aux efforts d’une vingtaine de familles qui, de génération en génération, ont monté brique par brique l’édifice, achevé en 1907.

Aujourd’hui, la présence du vin est encore bel et bien visible sur la structure. Et pour cause, la peinture rougeâtre extérieure a été conçue à partir de vin et l’autel a été monté sur d’anciens fûts de chêne. L’église est en cours de restauration et les services n’y sont plus organisés, mais elle reste une halte indispensable si vous passez dans le coin.

Par Robin Panfili, publié le 19/08/2019

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