Dans les Vosges, un gang de cueilleurs de champignons sème la zizanie

Le maire de Fougerolles-Saint-Valbert en a ras-le-bol(et).

Pour certains, la saison des champignons est une invitation à la balade et à la flânerie. Pour d’autres, c’est une nouvelle tempête d’ennuis qui recommence. Dans les Vosges, où les poussées de champignons sont particulièrement importantes en automne, la gendarmerie et les autorités locales sont depuis quelques jours mises à rude épreuve. Peu après la découverte d’une cueillette illégale de 400 kg, estimée à 2 400 euros, le quotidien local Vosges Matin dévoilait l’existence d’un gang de cueilleurs de champignons semant la zizanie dans la commune Fougerolles-Saint-Valbert.

Venue de Roumanie, "à en croire l’immatriculation des véhicules", cette trentaine de cueilleurs adultes et mineurs est accusée de se livrer à des "razzias" de champignons dans les bois de la commune, et notamment de cèpes. Une situation qui irrite les locaux, les agriculteurs du coin, et même les chasseurs. "On m’a raconté qu’il y avait eu des escarmouches avec les chasseurs", raconte au quotidien un témoin. Excédés, des paysans auraient même menacé de les déloger "avec des fourches".

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Escarmouches avec les chasseurs

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Car au-delà de ce ramassage intensif, pourtant limité à deux kilos par personne et par jour dans ce coin-là, c’est la présence même de ces cueilleurs, installés illégalement dans les bois, qui semble déranger certains locaux. "J’ai été alerté par des promeneurs qui se plaignaient. Les personnes vont faire leurs besoins dans la forêt. Il y avait du papier toilette un peu partout. Quand je me suis rendu sur place, il y avait un feu qui montait de plusieurs mètres. C’est très dangereux", a affirmé Benoît Miège, premier magistrat de Fougerolles, à Vosges Matin.

Pour apaiser la situation, ce dernier a pris un arrêté interdisant le camping sauvage, le bivouac et le feu de camp en plein air sur la commune. Quant aux champignons, les habitants de Fougerolles-Saint-Valbert devront probablement se serrer la ceinture encore quelque temps.

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Par Robin Panfili, publié le 28/10/2019

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