Pulp Fiction (© Jersey Films / A Band Apart)

Manger peu de viande serait meilleur pour la planète que ne pas en manger du tout

C'est la conclusion d'une récente étude. On vous explique.

Pour sauver la planète, ou tout au moins préserver ce qu’il en reste, un constat désormais clair et inéluctable s'impose : nous devons au plus vite modifier notre manière de consommer et de nous alimenter. Si ce constat semble s’ancrer progressivement dans les mentalités, la mise en pratique concrète du bouleversement alimentaire qu'il nécessite reste encore floue pour beaucoup.

Plusieurs recommandations ont émergé ces derniers mois et années, comme la réduction drastique de la consommation de produits carnés au niveau mondial, mais une récente étude vient aujourd’hui apporter quelques nuances et quelques solutions quant au régime alimentaire "idéal" qu’il conviendrait d’adopter afin de lutter conjointement contre la malnutrition et contre le désastre écologique.

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Si les travaux précisent qu’il n’existe pas de "réponse universelle", cette vaste étude, menée par une équipe de chercheurs de l’université Johns-Hopkins de Baltimore (États-Unis), met en lumière le potentiel et les avantages présumés de deux régimes alimentaires, parmi neuf scénarios évalués au total (un jour par semaine sans viande, sans produits laitiers, régime pescétarien, régime 100 % végétalien…).

Le premier scénario ayant retenu l’attention des chercheurs est régime aux "deux tiers végan". En clair, un régime établi sur la base d’un repas omnivore, où la viande est tolérée, contre deux repas 100 % végétaliens. Un équilibre jugé moins polluant qu’un régime végétarien classique où la consommation de viande est substituée par les produits laitiers, à l’origine d’un important taux de gaz à effet de serre.

Le second régime plébiscité par l’étude repose, quant à lui, sur une alimentation végétale n’incluant qu’une petite part d’animaux "provenant du bas de la chaîne alimentaire" : des insectes (criquets, larves…), des petits poissons (harengs, sardines…) ou des mollusques (coques, moules, palourdes…). Autant d’espèces offrant un potentiel nutritif avéré, un fort apport en protéines et un impact environnemental réduit.

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Par Robin Panfili, publié le 27/09/2019

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