© Open Food Facts

Infos nutritionnelles et bilan carbone des produits : focus sur l’appli Open Food Facts

Le Wikipédia de ton caddie.

Scanner des codes-barres avec son smartphone en faisant ses courses au supermarché est devenu une habitude pour certains consommateurs soucieux de la composition et de la qualité nutritionnelle des produits proposés dans la grande distribution. Si on connaît déjà l’application Yuka, sa grande sœur Open Food Facts est en réalité la pionnière du domaine.

On y compte plus de 800 000 références listées grâce aux utilisateurs qui ajoutent eux-mêmes les produits en complétant un formulaire. On vous explique comment fonctionne cet immense projet collaboratif créé par le Français Stéphane Gigandet en 2012 et qu’on retrouve aujourd’hui à travers plus de 100 pays.

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Un autre Yuka

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Open Food Facts se présente comme un projet collaboratif à but non lucratif qui se base sur des données publiques. Tout le monde peut y poster et est libre de corriger ou d’utiliser les données comme bon lui semble grâce à une licence libre, comme c’est le cas pour Wikipédia.

Le projet a d’abord été créé sous la forme d’un site qui répertoriait différentes informations dont le type d’emballage, le lieu de fabrication et la liste des ingrédients, mais il existe à présent une application qui utilise les codes-barres des produits. Les allergènes y sont indiqués, ainsi que les additifs alimentaires et leur taux de dangerosité. Le "Nutri-score" classe de A à E les différents produits avec un code couleur allant du vert au rouge, grâce notamment à un partenariat avec l’Agence de la santé publique depuis décembre 2018.

Infos précises et comparatives

Au lieu de passer un temps fou à scanner tous les produits d’une même catégorie en rayon pour connaître ceux qui ne contiennent pas d’additifs ou sont les moins sucrés, il suffit d’aller sur le site. Même chose pour une personne intolérante au lactose et qui ne cherche que des produits n’en contenant pas. Il vise aussi à inciter les industriels à proposer des produits plus sains.

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"Des dizaines et des dizaines d’industriels, et quasiment tous les distributeurs comme Casino, Système U, Carrefour, nous envoient les données sur leurs produits. Ils les améliorent et veulent que ça se sache", a déclaré Stéphane Gigandet au micro de Franceinfo.

© Open Food Facts via Facebook

Open Food Facts apparaît également comme une aubaine pour la recherche en centralisant des informations précieuses sur une seule et même plateforme. Sur le site, avec des mots-clés, on peut déjà obtenir des tableaux de tendances pour des groupes d’aliments précis, ou croiser des données. Ici, on a par exemple choisi de croiser le Nutri-score avec le groupe d’aliments "biscuits au chocolat " qui comporte 2 803 produits référencés.

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Capture d’écran du site d’Open food facts

L’impact environnemental

Même si la base de données dresse le bilan carbone de "seulement" 3 000 produits à l’heure actuelle et que l’indicateur peut encore manquer de précision, Open Food Facts permet d’aller plus loin que les autres applications disponibles.

Avec son principe participatif, des erreurs sont à prévoir, mais globalement, c’est une belle avancée dans l’accès à l’information et dans la valorisation de la transparence quant aux produits de grande consommation. Dans la même démarche, Open Beauty Facts a vu le jour pour les cosmétiques et le créateur du site espère que cela arrivera bientôt pour les compléments alimentaires ou même les médicaments.

L’application Open Food Facts est disponible sur l’App Store et Google Play mais aussi en ligne.

À lire : Vegg’up, l’appli qui vous accompagne vers une alimentation plus végétale

Par Claire Verriele, publié le 02/04/2019

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