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Près de la moitié des produits que nous stockons au frigo finit à la poubelle

Une étude met en lumière la grande disparité entre ce que nous pensons manger et ce que nous consommons réellement.

Lorsque nous faisons les courses, nous avons tendance à largement surestimer la quantité de nourriture que nous consommerons réellement, notamment lorsqu’il s’agit de produits frais. Voilà le résultat d’une étude réalisée aux États-Unis et publiée dans la revue scientifique Resources, Conservation and Recycling.

Des chercheurs de l’université d’Ohio et l’université de Louisiane ont analysé les données recueillies auprès de 307 participants et sont arrivés à la conclusion que la perception de notre alimentation est en complet décalage avec notre manière de consommer réelle.

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50 % de la viande finit à la poubelle

Pour évaluer cet écart, les chercheurs demandé aux participants d’évaluer a priori le pourcentage de consommation de ce qu’ils conservent dans leur frigo et de comparer ces chiffres taux de liquidation effectifs de ces mêmes produits une semaine plus tard. Et ils sont arrivés à des résultats assez stupéfiants.

Pour la viande, le taux de consommation que les participants estimaient à 97 % chute, dans les faits, à 50 %. Pour les légumes, le pourcentage chute de 94 % à une consommation réelle de 44 %. Pour les fruits, le taux passe de 70 % à 40 %. Le reste, qui n’a pas été consommé, a été jeté à la poubelle, précisent les chercheurs.

Flou dans les dates de péremption

L’une des explications de ce gaspillage tient à une problématique à laquelle nous autres Français sommes également confrontés : le flou artistique qui entoure les dates de péremption affichées sur les emballages d’ingrédients. Et notamment entre la date limite de consommation ("à consommer jusqu’au") et la date de durabilité minimale ("à consommer de préférence avant le").

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"Alors qu’un produit ayant dépassé une DLC peut présenter des risques pour la santé, un produit ayant dépassé sa DDM perd seulement certaines vertus (texture, valeur nutritive…) mais n’est pas dangereux", explique la start-up française Too Good To Go, qui a fait de la lisibilité de ces étiquettes et plus largement de la lutte contre le gaspillage son cheval de bataille.

Par Robin Panfili, publié le 11/09/2019

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