Montage Club Sandwich (© Getty Images)

Les maraîchers ne savent plus quoi faire pour qu’on arrête de voler leurs fraises

Les larcins sont de plus en plus fréquents et les voleurs rarement attrapés par la police.

Si les fruits rouges sont synonymes d’été et promettent de belles tartes acidulées, pour certains, ce sont surtout des denrées faciles à dérober. Précieux et onéreux, ces petits fruits fragiles sont sujets à des vols récurrents, suscitant la colère de producteurs qui voient leurs gagne-pain disparaître aussi vite que s’engloutit une barquette de fraises.

Des vols récurrents

Un article du magazine Vice racontait récemment l’histoire d’un agriculteur anglais, Mark Spight, contraint de convertir son champ de fraises – dans lequel les clients pouvaient eux-mêmes faire leur cueillette – en y plantant d’autres fruits rouges moins appréciés comme les groseilles.

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Pourquoi ? Parce que les cueilleurs avalaient une fraise sur deux pendant leur récolte, comme si le champ n’était qu’un "buffet géant", créant ainsi un manque à gagner conséquent pour l’agriculteur. Pire encore, dans d’autres cas, ce sont des vols organisés de plusieurs centaines de kilos de fraises qui ont eu lieu.

Les coupables rarement punis

En Allemagne, un producteur s’est ainsi vu dérober toute sa récolte de fraises en 2018. Les voleurs n’ont jamais été retrouvés, alors qu’ils avaient pourtant revendu la marchandise sur eBay. En Suède, c’est 1 500 cageots de fraises qui avaient été subtilisés en 2017, sans qu’on puisse rattraper les responsables. Montant du butin : entre 6 000 et 8 000 dollars.

Souvent commis de nuit, les vols de fruits rouges sont difficiles à prévenir. Par ailleurs, les produits sont ensuite rapidement vendus au marché noir et presque impossible à tracer. Du fait de leur fragilité, ils ne sont que rarement retrouvés à temps et encore intacts. Ces récoltes sont donc perdues à jamais pour les maraîchers.

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Et quand les voleurs se font pincer, les agriculteurs sont rarement rétribués à hauteur du préjudice subi. Dans la plupart des cas, les agriculteurs ne récupèrent qu’une indemnité souvent bien inférieure à leur manque à gagner, comme ce fut le cas l’an dernier lors du procès d’un voleur de fraises pris la main dans le sac à Quimper.

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Par Claire Verriele, publié le 03/06/2019

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