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Pourquoi les prix du whisky japonais s'envolent

En cinq ans, les prix du whisky japonais ont tout simplement doublé.

En 1853, le Japon rencontre le whisky au moment où les navires américains débarquent sur les côtes japonaises. En 1924, Suntory ouvre sa première distillerie sur l’archipel. Aujourd’hui, près d’un siècle plus tard, le whisky japonais est devenu un must, en particulier aux États-Unis où, entre ruptures de stock et envolées des prix, la spéculation sur le spiritueux nippon est sur le point de créer une bulle sans précédent, rapporte Courrier International.

À titre d’exemple, un double whisky Suntory (25 ans d’âge) à New York peut grimper jusqu’à 450 euros et, récemment, une collection de bouteilles rares s’est vendue aux enchères pour plus de 900 000 euros. Si peu de New-Yorkais buvaient du whisky japonais il y a encore une dizaine d’années, les sociétés d’import et de distribution n’ont désormais même plus à se fader le marketing et les opérations de communication pour vendre leurs produits : les commandes et la liste des destinataires sont établies avant même l’arrivée de la marchandise. 

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Effet de mode

Ce succès grandissant est né de l’appétence pour les single malts – assemblages de malts issus d’une même distillerie, par opposition aux blends –, mais aussi de la fascination, dans les années 1990, des travailleurs de la Silicon Valley pour cet alcool à part, aux techniques de brassage uniques. Le marché a aussi largement profité de la nouvelle mode des mixologues, les faiseurs de cocktails, qui se sont formés pour beaucoup dans de grandes maisons de whisky japonaises.

Mais gare au retour de bâton : en attendant que la bulle éclate et que les prix redeviennent raisonnables, beaucoup d’amateurs reviennent petit à petit au whisky écossais. D’autant que la qualité du whisky japonais n’est pas toujours au rendez-vous : sans strictes réglementations au Japon, il est possible de faire passer de l’alcool de riz et des alcools étrangers pour du whisky japonais, sans obligation de le signaler au consommateur ni de les faire vieillir en fût trois années durant.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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Par Club Sandwich, publié le 06/12/2019

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