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Vers la fin du congé pour "gueule de bois" des salariés britanniques ?

La fête est finie.

Qu’il est difficile d’aller bosser quand on s’est pris une grosse caisse la veille, voire franchement impossible si on a vraiment chargé la mule… Et là, généralement, vas-y-que-je-te-trouve-des-excuses-bidons pour éviter le boss et le bureau. Du coup, permettre à ses employés de poser un jour de congé pour "gueule de bois" semblait une belle initiative – venue d’Angleterre – pour arrêter de pipoter et de poser des arrêts maladie injustifiés, plus coûteux pour la société. 

Pour Lee Frame, le directeur de la société The Audit Lab, l’une des sociétés britanniques offrant cette option à ses salariés, il s’agit là d’une manière de favoriser l’honnêteté, la confiance et la souplesse au travail, en particulier pour cette nouvelle génération qui n’a pas d’enfants et qui continue de sortir en semaine. 

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La gueule de bois a un coût

Mais pour les associations de prévention des dangers liés à l’alcool, ces congés dédiés à la gueule de bois ne passent pas, note The Independent. Pour l’asso Alcohol Change et Drinkaware, par exemple, cette pratique encouragerait plus qu’autre chose une consommation excessive d’alcool. Car si l’employé a posé à l’avance un congé pour "hangover", aucune raison qu’il ne consomme véritablement avec modération.

Ces associations rappellent, par ailleurs, que plus de 167 000 jours de travail sont déjà perdus chaque année en Angleterre à cause de l’alcool, et qu’entre 3 et 5 % des congés posés sont dus à la liche. Aussi, elles font remarquer que la perte de productivité due à l’abus d’alcool coûte à l’économie britannique plus de 7 milliards de livres sterling par an, soit plus de 8 milliards d’euros.

Aussi, elles rappellent à ces entreprises qu’elles ont le devoir de créer un environnement professionnel sain et sécurisant pour le bien-être de leurs employés et les invitent alors à développer des initiatives de management ludiques qui n’impliquent pas l’alcool.

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Par Club Sandwich, publié le 26/12/2019

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