Des chefs amérindiens réécrivent l’histoire de Thanksgiving à New York

Un collectif de chefs amérindiens s’installe cette semaine à New York pour faire découvrir leur cuisine et connaître leur culture.

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À l’occasion de Thanksgiving, six chefs, tous membres de tribus indigènes d’Amérique du Nord, ont cuisiné ensemble un premier dîner pop-up qui a eu lieu jeudi 23 novembre au restaurant new-yorkais Dimes, et ce dans le but de célébrer les cultures et traditions précoloniales.

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Ils se sont rencontrés pour la première fois la semaine dernière afin de mettre en place un nouveau groupe activiste, l'"I-Collective", basé sur quatre principes : indigène, inspiré, innovant et indépendant. Le groupe va organiser plusieurs dîners et dégustations dans la ville pour faire découvrir la cuisine et la culture des peuples natifs d’Amérique du Nord.

"Ce que nous faisons, c’est réécrire l’histoire", explique M. Karlos Baca, l’un des organisateurs de l’I-Collective, à Vogue.

Faire (re)connaître l’histoire

La raison de réécrire l’histoire est simple. Si Thanksgiving est célébrée aux États-Unis comme la fête où l’on se rassemble en famille et entre amis pour se rappeler ce pour quoi on est reconnaissant autour d’un repas gargantuesque, elle cache autre chose. Cette célébration autour de la nourriture nous fait oublier que durant la colonisation, les autochtones ont été systématiquement tués, leurs terres leur ont été retirées, leur culture a été volontairement détruite, dans ce qui fut un véritable génocide.

Contrairement à ce qu’on raconte dans les livres d’écoles, la culture amérindienne a réussi à subsister et s’épanouir malgré tout. L’activisme alimentaire tribal d’I-Collective est dans la droite lignée de celui mis en place à Standing Rock et illustre la résistance des peuples natifs d’Amérique du Nord.

Des moments d’échange et de partage

I-Collective se voit comme un organisateur d’événements offrant aux participants la chance d’en connaître davantage sur la culture et l’histoire amérindiennes, notamment à travers la découverte de sa gastronomie. Durán, un membre du collectif, a confié à Vogue : "Transmettre l’histoire amérindienne est aussi précieux que d’organiser un repas, et nous utilisons cela pour créer le mouvement. L’un des aspects les plus importants est que cela permet d’être assis ensemble et de parler de choses qu’on n’évoque pas habituellement."

Par Clara Le Naour, publié le 27/11/2017

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