À Montréal, un restaurant permet aux allergiques de manger sans craintes

Zero8 est un restaurant hypoallergénique : les plats qui y sont servis ne contiennent aucun des huit principaux allergènes.

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(© Zero8, via Facebook)

Quand on est victime d'allergies, le simple fait d'aller au restaurant peut donner lieu à des situations cocasses. Un client allergique peut ainsi être amené à commander un invraisemblable "cheeseburger sans fromage" ou à interroger un serveur pendant de longues minutes sur la composition exacte des plats servis. Rien de plus légitime, cela dit, étant donné que l'ingestion de certains aliments peut mettre à mal sa santé.

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Cependant, il existe à Montréal un refuge qui permet à cette clientèle exigeante de se nourrir sans craintes. Zero8 est un restaurant dont la carte est vierge des huit allergènes les plus communs : le gluten, les laitages, les œufs, le poisson et les fruits de mer, le sésame, le soja, les noix et les cacahuètes. Dominique Dion, son propriétaire, l'a ouvert en 2009 après avoir lui-même été victime d'intolérances au gluten et au lactose.

Le soutien financier de ses fidèles clients

Malgré son lot de contraintes, le restaurant parvient tout de même à proposer des recettes alléchantes, allant du burger aux trois gibiers aux makis de canard et guacamole, en passant par une bavette de bison accompagnée d'échalotes confites. Côté boisson, on y sert notamment une variété de bière québécoise brassée à partir de riz et de sarrasin.

Toutes les précautions sont prises pour assurer aux clients une expérience gustative sans tracas : chaque ingrédient livré est soumis à des tests de dépistage d'allergènes, tandis que le ketchup et les pains sont faits maison. N'espérez cependant pas trempez vos frites dans de la mayonnaise ou relever vos viandes avec une pointe de moutarde, la sauce et le condiment étant (logiquement) prohibés.

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Si Dominique Dion envisage désormais d'exporter le concept de Zero8 dans d'autres villes, la situation n'a pas toujours été aussi évidente, comme le rapporte la Montreal Gazette. En 2013, il avait été contraint de fermer boutique en raison d'une hausse des prix de son loyer. Ses clients lui avaient alors conseillé de lancer une campagne de crowdfunding pour leur permettre de le soutenir financièrement dans son projet. Les noms de tous les investisseurs sont aujourd'hui inscrits sur un mur de l'enseigne, qui a pu rouvrir ses portes en octobre 2015.

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Par Lenny Sorbé, publié le 09/01/2017

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