Avec le Brexit, le Royaume-Uni n’a plus de barmen et veut créer des "visas pour baristas"

Le secteur de la restauration emploie majoritairement des personnes issues de l’immigration.

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© Brooke Cagle/Unsplash

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On vous l’avait dit, le Brexit va avoir des conséquences sur les assiettes des Britanniques. Choisir de sortir de l’Union européenne, c’est choisir de sortir d’une certaine politique de soutien aux agriculteurs et aux produits made in United Kingdom. Cheddar, saumon d’Écosse ou saucisses de Cumberland sont en danger. Mais apparemment, les Britanniques vont aussi avoir du mal à se faire servir un café ou une pinte.

Le secteur de la restauration est un des plus touchés par le Brexit. Et pour cause, 28 % des employés de restos sont étrangers. Plus d’un quart de la main-d’œuvre agroalimentaire vient d’Europe de l’est. Une situation qui inquiète les industriels, dont la chaîne Pret a manger qui précise qu'une demande d'emploi reçue sur 50 vient d’immigrés, raconte Grubstreet.

Une idée vivement critiquée

Le ministère de l’Intérieur britannique a donc lancé une idée (soufflée par un groupe pro-Brexit qui veut limiter l’immigration, Migration Watch UK) : les "barista visas". Des visas pour baristas, donc, l’équivalent caféiné des barmen. "Avec ce plan, les jeunes citoyens européens pourront venir au Royaume-Uni et travailler dans l’industrie de la restauration quand nous quitterons l’UE."

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Plus précisément, il s’agirait de permis de travail de deux ans pour offrir aux citoyens européens la possibilité de venir servir des pintes, faire des cafés, nettoyer la vaisselle et passer la serpillère, des métiers que les Britanniques n’ont pas l’air de vouloir faire. Bien sûr, l’idée n’a pas plu à tout le monde

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Traduction : "Avec le #baristavisa de #AmberRudd [ministre de l'Intérieur, ndlr], vous pouvez être un chirurgien grec, mais si vous savez faire un ristretto, vous pouvez rester !"

Par Sirine Azouaoui, publié le 21/04/2017

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