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Comment Londres a dompté la technologie pour éviter le gaspillage alimentaire

La capitale anglaise est première de la classe quand il est question de ne rien gâcher.

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"Finis ton assiette, il y a des gens qui meurent de faim !" C’est ce que vous ont probablement répété vos parents à chaque fois que vous daigniez laisser des restes dans votre assiette. Et pour cause, les citadins du monde entier produisent chaque année un milliard de tonnes de déchets, dont la moitié sont alimentaires. Plus de doute, le gâchis est bel et bien une préoccupation majeure.

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Les chercheurs du Trinity College de Dublin ont donc constitué une base de données de 4 000 entreprises favorisant la réduction des déchets alimentaires dans 100 villes à travers le monde. Rien qu’à Londres, on en compte près de 198. Un chiffre colossal qui érige naturellement la capitale anglaise en modèle du genre. NPR s’est interrogé sur les raisons qui expliquent ce penchant anti-gaspillage des Londoniens.

Le "food-sharing" comme mot d'ordre

Si la plupart des commerçants et particuliers ont sans cesse de la nourriture en trop, le surplus est souvent considéré trop minime pour justifier un don à une association caritative. Alors on jette, par défaut. Direction la poubelle pour le plat de pâtes à peine entamé et le yaourt qui traînait au fond du frigo. Et tant pis si ces denrées étaient encore parfaitement consommables.

Des cerveaux londoniens sont toutefois parvenus à rectifier sensiblement le tir à travers la technologie. Depuis plusieurs années, de nombreuses applications et autres plateformes Web ont été créées pour connecter les communautés entre elles dans une optique de "food-sharing".

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Redistribuer les restes ou créer de nouveaux produits

Olio est l’une de ces plateformes, et elle compte déjà 85 000 utilisateurs enregistrés. L’idée est simple : on poste une photo de ses restes de nourriture sur l’appli et ceux dans le besoin n’ont qu’à piocher dans ce qui est mis à disposition. L’offre et la demande. Olio a également ses volontaires, qui vont d’eux-mêmes chercher le surplus des commerçants pour les proposer sur le réseau.

D’autres comme Snact ou Rejuce préfèrent retravailler les restes en un nouveau produit qui est remis sur le marché. Là où les premiers utilisent les fruits et légumes jetés pour créer des snacks de toutes sortes, les seconds en font des smoothies. De son côté, Sole Share permet aux locaux de commander des quantités très précises de poisson afin d’éviter les pertes. Comme quoi, tous les moyens sont bons pour éviter le gaspillage.

Par Lenny Sorbé, publié le 24/11/2016

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