©Robin Stickel

Selon des chercheurs anglais, l’amour du gras serait dans les gènes

Une étude britannique démontre que, pour certaines personnes, l’appétence pour le gras serait le résultat d’une mutation génétique.

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Toujours une envie de frites, de burger ou de beignet qui traîne dans un coin de la tête ? C’est peut-être dans vos gênes. Si l'on pensait que le goût du gras ne venait que de nos préférences et de nos habitudes, une étude britannique vient de contredire cette idée. Selon les chercheurs de l’université de Cambridge, c’est une mutation génétique qui expliquerait pourquoi certaines personnes aiment particulièrement le gras, comme le relate le site de la BBC.

Pour mettre en évidence cette théorie, les scientifiques ont tout simplement procédé à une dégustation avec 54 volontaires. Au menu : du poulet korma, un plat indien en sauce, et en dessert, un Eton mess, un grand dessert classique anglais composé de crème, de meringue et de fraises. Chaque plat était préparé en trois versions, allant de peu gras à très gras pour le plat et de peu sucré et très sucré pour le dessert. Les trois versions étaient identiques en apparence. Les volontaires étaient invités à goûter un peu de chaque, puis à manger le plat qu’ils préféraient.

Adorer le gras est le résultat d'une mutation génétique

Le gêne MC4R est celui qui contrôle la faim, l’appétit et la manière dont nous brûlons les calories. Une personne sur mille est atteinte d’une mutation de ce gêne, qui donne lieu à une faim insatiable. Les 14 volontaires de l'étude qui portent cette mutation ont mangé plus de poulet korma très gras comparé aux autres. Au contraire, pour le Eton mess, ils n’ont pas aimé la version très sucrée du dessert. Pour Sadaf Farooqi, qui dirige l’étude, cela démontre que certaines de nos préférences alimentaires sont biologiques plutôt que volontaires.

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"Même si vous contrôlez fermement l’apparence et le goût de la nourriture, nos cerveaux peuvent détecter le contenu nutritionnel. La plupart du temps, nous mangeons de la nourriture qui est à la fois riche en gras et riche en sucre. En testant ces nutriments séparément pour cette étude et en testant un groupe de gens avec le gêne MC4R défectueux, nous avons pu montrer que le cerveau peut moduler nos préférences alimentaires."

Pensez-y la prochaine fois que vous baverez devant un burger dégoulinant.

Par Sirine Azouaoui, publié le 07/10/2016

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