©Petr Kratochvil

À 16 ans, elle trouve une solution à la sécheresse grâce à des oranges

Kiara Nirghin a gagné une bourse lors de la Google Science Fair pour son projet "Combattre la sécheresse avec des fruits".

©Petr Kratochvil

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Décidément, la nature a une solution à tout. On peut fabriquer des emballages à base de lait, de l’électricité à base de tomates et maintenant, une scientifique en herbe sud-africaine propose de solutionner la sécheresse avec des oranges. Des pelures d’orange plus précisément, qui permettraient de retenir efficacement l’eau sur les sols. Kiara Nirghin, 16 ans, a remporté la bourse de la Google Science Fair face à 50 000 jeunes âgés de 13 à 18 ans.

©Google Science Fair

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Fan de chimie et de cuisine moléculaire, la lycéenne s’est mis en tête de trouver une solution à la sécheresse qui a touché l’Afrique cette année, l'une des plus graves depuis 35 ans. Kiara Nirghin a donc passé 45 jours à travailler sur une "mixture de peaux d’oranges", qui permettrait de garder l’humidité des sols. Aujourd’hui, pour combattre la sécheresse, des produits chimiques appelés polymères superabsorbants sont utilisés. Or, ils sont chers et mauvais pour la planète.

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Une solution pas chère et anti-gaspillage

La solution de Kiara, elle, est entièrement naturelle : c’est une molécule trouvée dans la peau des oranges, la pectine, qui permet d’absorber l’eau. Ainsi, la jeune fille a utilisé les déchets des usines de jus d’orange et de l’huile extraite de la peau d’avocat. Et sa mixture est peu chère : de 30 à 60 dollars la tonne, contre jusqu’à 2000 dollars pour les polymères.

"Le produit est entièrement biodégradable, peu cher et il a de meilleures propriétés de rétention d’eau que les polymères superabsorbants. Les seules ressources utilisées pour la création d’une mixture de peaux d’oranges sont de l’électricité et du temps, aucun équipement ou matériel particulier n’est requis", explique Kiara dans sa candidature en ligne.

Lors de la remise de son prix en Californie, la jeune sud-africaine a déclaré qu’elle espérait que les agriculteurs pourraient gagner de l’argent et sauver leurs cultures grâce à son invention, selon la BBC

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Par Sirine Azouaoui, publié le 06/10/2016

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