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Marseille lance une politique anti-kebabs dans son centre-ville

La municipalité de Marseille a décidé de réduire le nombre de kebabs, de magasins de téléphonie ou autres bazars pour privilégier les commerces haut de gamme.

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Terminé le charme des petits bazars et l'odeur de viande (ou de gras ?) grillée dans les ruelles de Marseille, la traque a commencé. "On assume ne plus vouloir certains types de commerces comme les snacks et les magasins de téléphonie", a déclaré sans concession Yves Moraine, président du groupe LR au conseil municipal, d'après La Marseillaise.

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Lundi, les élus ont donc autorisé le droit de préemption sur les baux commerciaux. Pour faire simple, la ville pourra désormais récupérer l'ensemble des baux vacants et installer les commerçants de son choix. C'est donc 1,5 million d'euros qui seront investis pour lutter contre l'invasion des "chiches-kebabs", pour reprendre l'expression de l'adjointe au maire et déléguée au commerce, Solange Biaggi.

Favoriser la montée en gamme

En février dernier, le conseil municipal avait déjà approuvé le principe de délimitation d’un périmètre de sauvegarde du commerce de proximité : en bas de la rue de la République, Colbert, Réformés, Canebière, Lieutaud, Rome, Préfecture et Breteuil.

D'après Solange Biaggi, l'objectif serait de mettre en avant les commerces de bouche ou l'artisanat traditionnel de qualité. Il s'agit donc de "favoriser la montée en gamme de l’offre et diversifier l’offre présente en limitant le développement d’offres déjà très représentées".

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Que les fans nocturnes de kebabs/frites se rassurent, aucune expulsion n'est prévue. La municipalité souhaite surtout de cette manière réduire le nombre de commerces vides, qui représentent 15 % des locaux de l'hypercentre.

Par Pauline Giacomini, publié le 27/06/2017

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