Par Pharrell Arot

La magie de la nature.

Imaginez le bon vieux temps, celui où les paresseux géants gambadaient dans les belles plaines de notre monde. Balèzes et gloutons, ces bons vivants aujourd’hui disparus avaient tendance à gober les avocats tout rond, noyau compris. En se baladant de continents en continents, nos bons amis ont pris soin de semer au gré de leurs déjections ces noyaux, propageant l’avocat à travers de nombreuses régions du monde. Cette belle histoire partagée sur Twitter par le Muséum américain d’histoire naturelle nous rappelle que la flore a besoin de la faune pour la fertilisation et pour faire voyager ses graines.

Sciences et vie de la terre 101

© Nobu Takama/Wikimedia

À la manière d’un Matt Damon dans Seul sur Mars, nos bons paresseux ont donc semé la vie crotte par crotte, rendant l’avocat global. Plus longue la balade, plus vaste la récolte, comme le souligne Refinery29 en partageant les recherches de The Seed Site, une page regroupant toutes les graines voyageant d’une façon ou d’une autre grâce aux animaux. Alors, la prochaine fois que vous engloutissez un avocado toast hors de prix, versez un peu de votre latte à la betterave sur le sol à la mémoire du paresseux géant, il veille sur vous du haut de ses quatre mètres.