La première crémerie végane de Suisse ouvre à Genève

Grande première en Suisse : une crémerie végétalienne vient d’ouvrir ses portes à Genève. Les produits commercialisés sont artisanaux et bio.

(via page Facebook de la crémerie)

C’est une petite révolution pour les Suisses. La première crémerie végane vient d’ouvrir à Genève, au 9 rue de la Ferme. Voilà trois ans que les fondateurs, Malena Azzam, son père Soheil Azzam et son ami Mourad Cheraït, avaient dans l’idée de créer un temple végétalien. Malena est végane et militante antispéciste, tandis que Soheil suit un régime alimentaire sans laitage, ni gluten pour des raisons de santé et par choix éthique.

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C’est par regret du fromage, et déçus par ses succédanés industriels, qu’ils se sont lancés à la découverte de recettes véganes et artisanales dans leur cuisine. Il y a un an, ils lançaient un crowdfunding afin d’ouvrir leur boutique. Les résultats ont été à la hauteur de leurs espérances : ils ont récolté près de 95 000 francs, alors qu’ils en demandaient 80 000.

La crémerie Végane a ouvert le 30 décembre dernier. La législation, particulièrement stricte, interdisant l’appellation de "fromages" pour des aliments ne contenant pas de lait de mammifères, les fondateurs parlent d'"affinés". De plus en plus surnommés "faux-mages", ces produits ont néanmoins de quoi bluffer dans cette crémerie. Non seulement ils sont fabriqués de manière artisanale et bio, "à base de noix de cajou non grillées, […] avec beaucoup de patience et d’amour", mais ils sont aussi déclinés en plusieurs formes, rappelant les fromages traditionnels.

On y trouve par exemple du Bleu de Bleu, du Sacrebleu, des Apéritruffes pleines d’épices, ainsi que des bûches au poivre, au paprika, au pavot, ou à l’ail et aux fines herbes. Dès le lendemain de son ouverture, le magasin annonçait être en rupture de stock de crémeux. Des restaurateurs de Suisse, mais aussi de France, Belgique et Italie ont montré leur fort intérêt. Il semblerait que la crémerie Végane ait trouvé sa place.

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Par Emmanuelle Fournier-Lorentz, publié le 15/01/2018

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