(© Instagram / h_bulgurlu)

Le restaurant de Massimo Bottura reprend sa première place au classement 50 Best 2018

Le classement du World’s 50 Best a été dévoilé en grande pompe hier soir à Bilbao.

Peu de surprises mais quelques mouvements dans le top 10 du prestigieux classement devenu aujourd’hui presque aussi important que les fameuses étoiles Michelin. Et pour cette édition 2018, c’est l’Osteria Francescana du célèbre chef italien Massimo Bottura qui revient sur la plus haute marche du podium après avoir remporté le prix en 2016. Son restaurant, trois étoiles au guide Michelin, était arrivé deuxième en 2017 derrière l’Eleven Madison Park, rétrogradé cette année à la quatrième place.

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Le Mirazur du chef Mauro Colagreco est le premier restaurant français du classement, se hissant à la troisième place. On retrouve aussi L’Arpège créé par Alain Passard, l’établissement d’Alain Ducasse au Plaza Athénée, le restaurant Alléno Paris et le Septime de Bertrand Grébaut. Côté pâtisserie, le chef français Cédric Grolet remporte pour la première fois le prix du meilleur pâtissier du monde. Il succède à deux autres Français : Pierre Hermé en 2016 et Dominique Ansel en 2017.

Sans surprise, peu de femmes au classement

Depuis la création du classement en 2002, aucune cheffe n’a remporté le prix de meilleur restaurant du monde. Pire, cette année, seules cinq femmes font partie du classement et trois d’entre elles ont un homme comme co-chef. Dans la liste, seules deux femmes chefs sont à la tête de leur établissement : le Hiša Franko d’Ana Ros situé en Slovénie et Nahm de Pim Techamuanvivit lancé en 2010 à Bangkok. Même quand Jessis Liu, une cheffe en herbe de Taïwan, remporte la bourse du 50 Best, le présentateur fait une blague sexiste lors de la remise des prix, suggérant qu’elle pourrait, un jour, devenir comptable.

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La polémique enfle chaque année depuis la création du prix de meilleure femme cheffe. Cette année, Clare Smyth a reçu cette distinction, mais elle n’apparaît pas au classement des 50 meilleurs restaurants. Clairement, des progrès sont à faire pour l’égalité femmes-hommes dans la haute gastronomie.

À lire -> "Cuisiner est un acte d’amour" : on a discuté gaspillage, resto solidaire et cuisine éthique avec Massimo Bottura

Par Sixtine Jacquemin, publié le 20/06/2018

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