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Des traces de pesticides trouvées dans trois quarts des fruits et près de la moitié des légumes

Vous reprendrez bien un peu de pesticides ?

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Encore une étude qui va nous faire prêter encore plus attention à ce que l’on achète et ce que l’on mange. L’ONG Générations futures a étudié les traces de pesticides dans 19 fruits et 33 légumes sur la base des données fournies par la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF), sur une période allant de 2012 à 2016. Cette étude a pour mission d’établir les réelles quantités de pesticides ainsi que les dépassements des limites maximales en résidus.

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Les résultats de l’enquête font froid dans le dos : près de trois quarts des fruits et 41 % des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables. Commençons par les produits contenant le plus de pesticides. 84,6 % des échantillons de céleri et 72,4 % des échantillons d’endives présentaient des traces de pesticides, ce qui les placent sur les premières marches du classement du côté des légumes. Les herbes fraîches ne sont pas en reste avec 74,5 %. Côté fruits, l’étude nous apprend qu’il vaut mieux éviter le raisin non bio. En effet, 89 % des échantillons des raisins examinés par la répression des fraudes entre 2012 et 2016 contenaient des résidus de pesticides. Les mandarines (88,4 %) et les cerises (87,7 %) les suivent de près. Les légumes qui en contiennent le moins sont l’igname (3,3 %), les asperges (3,2 %) et le maïs (1,9 %). Pour les fruits, ce sont les mirabelles (34,8 %) et les kiwis (27,1 %) qui sont à privilégier. Les avocats ne s’en sortent pas trop mal avec 23,1 %.

Des traces de pesticides au-delà des taux autorisés

Certains produits dépassent, dans certains cas, le taux limite de résidus de pesticides autorisés par l’Europe. "Il n’est pas normal de trouver encore des résidus de pesticides dans la plupart des fruits et légumes", s’insurge le président de Générations futures, François Veillerette. Alors qu’un nouveau plan de réduction de ces produits chimiques doit être présenté par le gouvernement en mars, le responsable associatif appelle les producteurs à améliorer leurs pratiques.

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Essayer de manger le plus français possible

Pour éviter de consommer trop de pesticides, l’association conseille de manger local, ou du moins français. "Contrairement à certaines productions étrangères, nous n’avons pas le droit en France d’effectuer des traitements post-récolte et moins de 1 % de nos fruits et légumes dépassent les limites maximales de résidus, alors que les produits d’importation flirtent avec les 3 %", témoigne Luc Barbier, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits.

Pour manger des légumes sans traces de pesticides, l’autre solution, radicale et efficace, est de se mettre à une alimentation 100 % bio. Cependant, cela représente souvent un coût élevé. Autre solution, faire pousser ses fruits et légumes dans un potager ou un jardin partagé peut apporter son lot d’avantages. En plus de savoir exactement d’où viennent vos produits, cela vous permet de vous impliquer réellement dans votre alimentation.

Par Clara Le Naour, publié le 20/02/2018

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