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À Florence, un resto boycotte une marque de pâtes car elle sponsorise un club rival

Après avoir vu les joueurs de la Juve manger des pâtes De Cecco dans un spot télé, un patron a pris des mesures drastiques.

En Italie, la rivalité sportive entre les différentes villes et les différents clubs de football est particulièrement palpable. À Naples, par exemple, il n’est pas rare de trouver, dans les magasins de souvenirs de la ville, du papier toilette aux couleurs de la Juventus ou à l’effigie de Cristiano Ronaldo, transféré récemment dans le club turinois.

En tant que supporter de la Juventus, ce genre d’initiatives ne me touchent pas vraiment. Et pourtant, il y a parfois de quoi. À Florence, les supporters de la Fiorentina sont, eux aussi, particulièrement hostiles quant aux performances de leurs homologues turinois [normal, on gagne quasiment tout en Italie, ndlr], notamment depuis leur défaite sur le fil et au coude-à-coude au championnat d’Italie en 1982.

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Boycott par la pasta

La dernière démonstration en date de ce sentiment anti-Juve est d’ailleurs assez parlante. Dans le cœur historique de Florence, Fabio Colzi, le patron de la réputée Trattoria Mario et grand supporter de la Fiorentina, s’est fait remarquer en annonçant qu’il ne servirait plus de pâtes de la (très bonne) marque De Cecco dans son établissement, sous prétexte que celle-ci sponsorise la Juventus. Quelques semaines plus tôt, un spot télévisé de la marque montrait effectivement les joueurs de la Juventus déguster de jolis plats de pâtes.

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"Je n’ai rien contre ces pâtes, qui sont d’ailleurs très bonnes. Mais quand j’ai vu la publicité avec les joueurs de la Juve, je n’ai pas pu résister. J’ai décidé qu’après des décennies, je changerai de fournisseur", explique Fabio Colzi. Une hostilité "à l’ancienne" que revendique le patron, non sans humour. "Quand un étudiant se présente au restaurant avec un maillot de la Juve, je lui dis qu’il ne peut pas manger comme ça". Fabio râle alors un peu et leur donne un maillot de la Fiorentina à enfiler le temps du repas. L’hospitalité, c’est une chose, mais il y a une limite à tout.

Par Robin Panfili, publié le 04/04/2019

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