(© Club Sandwich)

Chez Petit Bao, Shanghai se raconte avec les produits d’ici

Assiettes à partager, xiaolongbao et beaucoup de vapeur.

(© Club Sandwich)

D’un côté, des tables pensées pour Instagram, de l’autre, une arrière-boutique fumante, cosy et prête à révéler ses secrets : la disposition de la salle de Petit Bao, nouveau venu de la rue Saint-Denis, est à l’image de ce qu’il défend en cuisine, soit le meilleur de deux mondes. La tradition des popotes de Shanghai, mais avec des produits sourcés ici, et un déroulé en assiettes à partager pile dans la tendance. Petit Bao, ouvert au début du mois, fait frémir d’excitation la sphère du cool des foodies à la recherche de nouvelles adresses et d’encore plus de dumplings, drogue du moment de toutes les tablées.

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Du fait maison, ce qu’il faut pour piquer la curiosité des amateurs de cuisine authentique, Petit Bao est un resto chinois prêt à concurrencer les classiques du genre : dans le 2e arrondissement de Paris, le petit bonhomme – rigolote mascotte du restaurant – a pu s’émanciper des cantines et autres temples du ravioli de Belleville ou du 13e. Pour autant, pas de déguisement, les gestes sont sûrs, les garnitures justes, et les xiaolongbao, ces petits raviolis à percer pour en aspirer le riche bouillon, jouent dans la cour des grands, se rangeant parmi les meilleurs de la capitale.

Pas que du porc

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Aubergines frites décadentes, baozi végétariens moelleux, salade de concombre et radis vivace, épinards à l’ail justement décrits par la formule : "c’est pas joli mais c’est bon", la carte de Petit Bao fait aussi la part belle au végétal, une promesse simple et joliment réalisée. Avec une farine bio provenant d’une meunerie d’Île-de-France sans glutamate et des vins bio, Petit Bao est le comptoir moderne d’une cuisine apprise à Shanghai aujourd’hui, sans les carcans d’hier.

Quoi ? Petit Bao.
Où ? 116 rue Saint-Denis, 75002 Paris.
Prix ? Une vingtaine d’euros par tête sans les boissons.

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Par Pharrell Arot, publié le 20/02/2019

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