Par Pharrell Arot

Vous reprendrez bien un peu d’eau pétillante ?

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Depuis 15 jours, je n’ai pas mangé de viande. Depuis 15 jours, je n’ai pas bu une goutte d’alcool. En tant que bon vivant, c’est la première fois que je tente ce genre de challenge. Et à mi-course, je ne me réveille pas en pleine nuit une côte de bœuf dans la tête et mon verre de San Pellegrino ne m’a pas empêché d’avoir une vie sociale.

Construire différemment les assiettes

La première partie du challenge, donc : ne plus consommer de viande pendant tout le mois de janvier. Sur le papier, je mange déjà régulièrement végétarien, mais le jeu de ce mois est aussi d’appréhender différemment la cuisine, pas seulement de manger du riz et des pâtes aux légumes le temps d’environ 60 repas. Pour préparer des plats "de semaine", ces assiettes qui ne demandent pas plus d’une demi-heure de préparation, je décide de changer un peu mes habitudes dès la liste de courses. En bref, je dis au revoir à quelques péchés mignons et ouvre mon assiette à de nouveaux petits potes. On n’y coupera pas, on va forcément sortir le quinoa du placard, mais on peut le rendre fun facilement. Pour construire ces fameux plats de semaine, j’ai donc souvent opté pour des préparations divisées en trois : une base de céréales, une "sauce" et des légumes. Par exemple : du boulgour, un pesto à l’avocat et aux noisettes, et une salade de fenouil, carotte et orange. Pour relever tout ça, je compte aussi sur ma passion pour les sauces piquantes en dernier rempart le jour où je me lance dans la préparation de feuilles de blettes.

Au bout de quinze jours, je peux le dire, la viande ne me manque pas, à part au restaurant quand la carte ne propose pas d’options veggies un peu fun. Je m’aperçois que je mange juste un peu plus au petit-déjeuner en me préparant des granolas même en semaine. J’ai testé quelques recettes fun comme la pizza à base de chou-fleur, la courge au miel et romarin, mais j’ai déjà pas mal fait le tour des légumes d’hiver.

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Une autre vision de l’apéro

Le "dry January", cette détox sans alcool d’un mois, c’est une autre histoire. En semaine, pas de soucis, mais le week-end venu, l’attrait social de l’alcool se fait ressentir. D’abord, d’après mes potes, je suis quand même beaucoup moins drôle à jeun (même si je suis déjà hilarant), et le coup de folie du "allons en club" à deux heures du mat' alors que ma trentaine est déjà bien sonnée ne me vient absolument pas à l’esprit. Pour le moment, l’enfer c’est surtout les autres, que ce soit le barman qui te tape dans le dos à la troisième commande de Perrier citron ou la bouteille de bordeaux millésimé offerte par un bon ami à un dîner qui termine dans le verre des autres convives.

Bref, à mi-parcours, ma barque vogue tranquillement sans d’incroyables envies de sang ou de vin. Rendez-vous dans quinze jours pour que je vous raconte à quel point ma peau n’a jamais été aussi bien hydratée et mon sommeil aussi paisible.

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