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Walid Abdul-Wahab, le jeune Saoudien qui a conquis la Californie avec son lait de dromadaire

Originaire de Jeddah en Arabie Saoudite, Walid Abdul-Wahab a lancé sa ferme de dromadaires dans le Missouri en duo avec un agriculteur amish. Et ça cartonne. 

Dans le comté du Vernon aux États-Unis, on croise des animaux un peu spéciaux. Autruches, zèbres et dromadaires se baladent en liberté dans un parc – un ancien zoo reconverti en ferme. Ici, c'est la "ferme du désert" : une idée née de la rencontre du jeune Walid Abdul-Wahab âgé de 25 ans et issu d'une famille traditionnelle saoudienne avec Sam Hostetler, un fermier local amish.

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Un duo qui s'est lancé dans la production de lait de dromadaire, une boisson traditionnelle bédouine encore peu consommée en Occident. Une aventure qui ne coulait pas forcément de source, comme le relate Walid :

"Ma famille est issue d'une lignée très traditionnelle. Mes parents voulaient que j'étudie, que j'aie un diplôme. Mon père se moque encore de moi en disant qu'il m'a envoyé si loin [aux États-Unis], à l'université de Californie du Sud pour que j'étudie la finance, tout ça pour que je devienne finalement fermier."

Grâce à l'accueil de Sam Hostetler, il a pu lancer son business et exporte aujourd'hui principalement en Californie où ce lait cru non pasteurisé et consommé à même la bouteille comme un remède bien-être séduit le public.

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La nouvelle boisson des hipsters californiens

Depuis des siècles, les populations nomades bédouines, africaines, asiatiques et du Moyen-Orient consomment du lait de dromadaire, qui leur permet de survivre plusieurs mois dans le désert. Un nectar précieux qui voit sa popularité grandir en Occident auprès d'un public adepte de nourriture saine et toujours en quête de nouveaux supers-aliments.

En effet, on lui prête de nombreuses vertus : faible en matière grasse et en lactose, riche en vitamines C et B, riche en fer... Très digeste, il s'adapte aux intolérances et aux allergies alimentaires et booste le système immunitaire. Il est même certifié sans gluten et compatible avec le régime paléo. Alors forcément, "l'or blanc" séduit la jeunesse hispter californienne où Walid exporte ses petites bouteilles.

"Si vous êtes un Californien d'une vingtaine d'années, que l'argent vous brûle les doigts et que des billets traînent dans la poche de votre jean artisanal à bords finis, vous l'économiserez soit pour vous acheter un vinyle de Run the Jewels 3, ou bien en vous précipitant chez Whole Foods [une chaîne de magasins bio américaine] pour vous procurer 1 litre de lait de dromadaire", ironise même Vice.

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Apparemment, le lait cru de dromadaire est devenu la boisson saine et avant-gardiste à se procurer d'urgence à Los Angeles. Walid n'a pas manqué sa cible, surtout à 18 dollars le demi-litre !

À lire aussi : Une start-up lance le lait de vache… sans lait de vache

Par Jeanne Pouget, publié le 12/01/2017

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